CONVENTION : TOTAL GABON DONNE L’EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE AUX JEUNES

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La compagnie pétro-gazière a signé avec le fonds gabonais d’insertion et de réinsertion sociale un contrat cadre pour la prise en main des jeunes au sein de cette entreprise.

La convention de partenariat pour l’insertion professionnelle des jeunes entre Total Gabon et le Fonds d’insertion et de réinsertion (Fir) a eu lieu le 6 décembre 2016 au siège de cette entreprise à Libreville. Cette convention signée entre le directeur général de la compagnie pétrolière Henri Max Ndong Nzue et Hans Ivala, secrétaire exécutif du Fir, porte sur le contrat d’apprentissage.

D’une durée de quatre ans renouvelable, le contrat d’apprentissage concerne la prise en charge en entreprise de 20 à 50 jeunes par an au sein de la compagnie en vue de les outiller sur les rudiments de l’expérience professionnelle.

C’est depuis 2014 que les deux partenaires travaillent ensemble à donner l’expérience professionnelle aux jeunes diplômés. Le contrat d’apprentissage qui a été signé sous la présidence du ministre du Travail Eloi Nzondo, permet aujourd’hui d’assurer la prise en charge des jeunes éligibles à ce programme, des frais d’immatriculation à la Cnss et à la Cnamgs. Dans ces missions supportées par l’entreprise pétrolière, on retrouve également le suivi des stagiaires.

Pour Henry Max Ndong Nzue, Total Gabon est une entreprise citoyenne, qui accorde une importance particulière au même titre que l’Etat aux questions liées à l’éducation et à la formation professionnelle. Ces éléments sont nécessaires et incontournables pour assurer le développement du pays. C’est pour cette raison que depuis plusieurs années, l’entreprise a fait de ces questions un des piliers de sa politique sociétale, dans le cadre de partenariats exemplaires avec le Gabon.

Avec le renouvellement de ce contrat, l’engagement de l’entreprise s’étend au-delà du périmètre de l’éducation ; ce qui permet aux jeunes gabonais inscrits à l’Office national de l’Emploi (ONE) de disposer d’une première expérience professionnelle au sein de l’entreprise, d’apporter un véritable accompagnement durant leurs apprentissages, développer leurs compétences et enfin, renforcer leurs capacités à affronter le marché du travail.

Le secrétaire exécutif du Fonds d’aide à l’insertion et à la réinsertion professionnelle par ailleurs directeur général de l’Office national de l’emploi (One), Hans Ivala, a indiqué que le chômage des jeunes constitue une préoccupation majeure à l’échelle mondiale. Car, d’après une étude réalisée par la banque mondiale, le Gabon est frappé par le chômage des 15-24 ans à hauteur de 35% contre 26% chez les 25-34 ans.

Pour lui, cette situation est fortement caractérisée par une inadéquation entre les produits du système éducatif et les besoins productifs. Les statistiques en possession à l’One indiquent que 66% des demandeurs d’emploi proviennent de l’enseignement général, tandis que les entreprises sollicitent plus de diplômés expérimentés issus de l’enseignement technique et professionnel, dont le taux tourne autour de 34% des personnes inscrites à l’One.

Pour Eloi Nzondo, ministre du Travail, de l’emploi, de la formation technique et professionnelle, chargé de l’Insertion des jeunes, sa présence au siège de Total Gabon, traduit l’intérêt que porte le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, à la problématique de l’emploi et notamment celui des jeunes. Car, c’est lors des premières assises sociales tenues en avril 2014, le président de la République a décidé de l’instauration du contrat d’apprentissage jeunesse obligatoire dans les entreprises de plus de cinquante salariés d’une part, et comme critère d’accès aux marchés publics, d’autre part. La mise en œuvre de cette décision implique largement le Fonds d’aide à l’Insertion et à la Réinsertion professionnelles (FIR).

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